Les coulisses du reportage photo pour l’entreprise Décombe Métallerie – Interview

Retour en images sur un nouveau reportage photo corporate

Il y a quelques mois j’ai eu l’occasion de travailler pour l’agence de communication Digibat, spécialisée dans l’univers du bâtiment. Retour sur cette séance photo corporate pour Décombe Metallerie à travers un article et une série de questions portant sur l’importance de la photographie d’entreprise.

 

Solène, Brice, pouvez-vous présenter votre entreprise ?

Mon mari Brice et moi-même avons repris il y a 2 ans l’entreprise de mon père suite à son départ en retraite après plus de 30 ans à son compte dans la serrurerie métallerie. Chez Décombe Métallerie nous fabriquons des garde-corps, des mains-courantes, des pare-vue ou encore des ensembles d’entrée, le plus souvent en acier et le tout sur mesure. Nous avons également un atelier de thermo-laquage pour les finitions de nos ouvrages. Basés à Saint-Victor-de-Cessieu, près de La Tour-du-Pin (38) nous nous chargeons évidemment nous-mêmes de la pose de nos réalisations qui s’étendent sur une bonne partie de la région.

Qu’est ce qui vous a motivé à faire appel à des professionnels pour votre communication ?

 

Nous souhaitions effectivement créer une plaquette et un site internet donc nous avons fait appel à des professionnels, et ce pour deux raisons. Premièrement nous manquons de temps donc nous préférons sous-traiter cette tâche. Ensuite, nous sommes un peu dans la philosophie de « chacun son métier ». L’agence et son graphiste gèrent de A à Z la conception de la plaquette et du site internet et nous avons juste à valider son avancement de temps en temps. C’est bien plus efficace comme cela. Elle nous a aussi rapidement conseillé de prendre un photographe corporate pour avoir de superbes photos « à nous » et qui seront utilisables sur différents supports, donc nous avons suivi la recommandation qui faisait sens pour nous. Au final nous recommandons vraiment cette démarche car nous n’aurions jamais eu un travail aussi qualitatif si nous l’avions fait nous-mêmes.

L’agence en question, c’est Digibat, une agence spécialisée dans l’univers du bâtiment fondée par Stéphanie Gérifaud

 

Après avoir baigné dans l’univers du bâtiment avec un père architecte, Stéphanie continue dans le BTP après ses études en marketing et communication, notamment à travers des postes de direction communication, chez Comap et VPI, filiale de Vicat.

« Au quotidien j’ai pu observer qu’il y avait un gros décalage entre le milieu du btp et le monde du digital, que les entreprises n’avaient pas le temps, ne comprenaient pas comment faire ou ne voyaient pas l’utilité…. J’ai donc décidé de créer ma propre structure en 2019 pour accompagner ces entreprises dans tous types de communication, avec une dominante digitale (stratégie, création site, référencement naturel, payant, animation RS, ) ».

A ce jour , Digibat intervient sur trois pôles principaux qui sont :

  • Étude et accompagnement stratégique, de manière ponctuelle ou régulière, 
  • Déclinaison opérationnelle, en digital et print,
  • Formation sur mesure sur la communication digitale.
 
 

«  Mes clients sont très variés et peuvent aller du petit électricien aux grands constructeurs, en passant par l’entreprise familiale de plomberie, de métallerie ou des grands industriels… De l’artisan à la PME, je propose toujours du sur-mesure, de travailler sur l’identification de la problématique client et la réflexion de ce qui sera le plus adapté pour lui, sans forcément pousser un service plus qu’un autre. »

On observe une tendance à la hausse des entreprises qui font un effort sur leur communication, pour autant au niveau photographique, je trouve encore cela hésitant dans le secteur du BTP. Il y a encore beaucoup d’entreprises qui n’ont pas de site internet, ou qui utilisent des photos de banques d’images alors qu’on sait que ce n’est pas la bonne stratégie à adopter. D’après vous, quelles sont les raisons de ce blocage, cette hésitation ?

Digibat : Effectivement, et il y a plusieurs raisons à cela. Le plus souvent c’est le manque de temps, et le fait qu’ils aient déjà un carnet de clients bien rempli. Ce qui leur fait naturellement penser qu’ils n’ont pas besoin de « comm ». Mais en discutant ils réalisent qu’il y a un vrai besoin, pas forcément immédiat mais plutôt long terme, et s’en préoccupent. De belles photos aident beaucoup, notamment sur le recrutement, le fait d’être visible, rassurant et attirant pour de nouvelles recrues. Un jeune qui cherche un poste va forcément aller voir sur internet, se préoccuper de l’e-réputation de l’entreprise, et ça passe par l’image, « les images » . Après c’est vrai que certaines entreprises trouvent l’investissement conséquent pour faire appel à un photographe corporate, et ont du mal à percevoir tout de suite le retour sur investissement. Mais on leur explique qu’une fois qu’ils ont fait cette démarche, ils peuvent exploiter ces photographies professionnelles partout et pendant des années, dans leur communication interne et externe, sur leur site internet, sur leurs plaquettes ou leurs réseaux sociaux. Quand ils sont accompagnés c’est un élément facilitateur pour les orienter sur les thématiques précises de la communication d’entreprise, et dans ce sens que Digibat inscrit sa proposition de valeur. 

« On leur explique qu’une fois qu’ils ont fait cette démarche, ils peuvent exploiter ces photographies professionnelles partout et pendant des années, dans leur communication interne et externe, sur leur site internet, sur leurs plaquettes ou leurs réseaux sociaux. » Stéphanie Gérifaud, Agence Digibat.

Stéphanie, en tant qu’experte, si vous aviez un conseil à donner aux entreprises qui hésitent encore, ce serait quoi ?

 

Actuellement, tout évolue très vite. Ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera plus forcément demain, avec les pénuries de matières premières, les problématiques de pouvoir d’achat, l’accès aux prêts bancaires etc. Donc les artisans ont encore du boulot et c’est très bien, mais il faut aussi savoir être visible à plein d’égards et sur le long terme, pour pouvoir attirer, recruter, donner une image hyper professionnelle de son entreprise. Une image ça se construit, notamment quand on commence à avoir des employés et qu’on a besoin de recruter. Une bonne communication est alors indispensable, avec de bons argumentaires, un beau logo, mais aussi des photographie professionnelles qui montrent qu’on a vraiment quelqu’un en face à qui on va pouvoir faire confiance. La confiance est un point important à faire transparaitre, on est pas à l’abri que demain tout soit remis en question et qu’il soit plus complexe d’avoir de nouveaux clients, notamment avec la montée en puissance de la e-réputation. Chaque entreprise du bâtiment avec lesquelles j’a pu travailler a toujours été très fière de leur communication et d’avoir franchi ce cap de faire réaliser de belles photographies de reportage ou portraits professionnels représentant leur savoir-faire.

Tout le contenu mentionné par Stéphanie est ainsi mis en symbiose par son graphiste Eric Fiorletta. 

Eric, est-ce que vous notez une tendance à la hausse sur les projets de valorisation du savoir-faire de vos clients ?

Chez la majorité de nos clients on sort effectivement de la communication produit pour privilégier la mise en avant de l’humain, c’est quasiment systématique. On ne met plus en avant le produit en premier lieu, c’est une tendance globale, surtout dans les métiers de savoir-faire et les métiers techniques comme le bâtiment. 

Pour ce projet vous avez créé une plaquette papier, qui réutilise les photographies de mon reportage corporate. En tant que photographe d’entreprise, j’ai l’impression que le papier disparait un peu des stratégies de communication, est-ce que vous observez la même chose de votre coté et quel est votre avis sur le sujet ?

Eric : Les grosses brochures avec plein de pages et plein de contenu sont de plus en plus dématerialisés oui, je pense qu’il y a une conscience écologique aussi, et puis certains supports sont quand même plus pratiques en numérique, notamment pour les gros catalogues avec beaucoup de références par exemple. 

Après quand les clients sont en rdv ou sur des chantiers, la version papier est quand même souvent privilégiée, de même pour les clients qui font des salons car au-delà de la plaquette qui revient systématiquement dans nos demandes, il y aura toujours besoin de faire de l’affiche, du stand, du kakémono ou autre. Pour la plaquette réalisée pour ce client en l’occurrence, il s’agit d’un format 3 volets, 6 pages en format A4, qui s’ouvre en portefeuille. La réalisation est un travail en symbiose avec le client, notre création et le reportage photo de Reportages-Metiers.fr. Au final, quand les clients vont en rdv c’est un moyen de laisser une trace autre que la petite carte de visite microscopique qui se perd finalement peu de temps après. La plaquette on la garde, elle fait transparaitre l’image de l’entreprise, il y a une vraie image, ça véhicule des choses.

Et puis ça coute plus grand chose, maintenant on peut facilement faire des petites quantités, il n’y a plus les minimum énormes qu’on pouvait avoir dans le passé, qui limitaient l’utilisation du print aux « gros faiseurs ». Les méthodes d’impression ont évoluées et la démocratisation des papiers recyclés ont favorisés les petites productions et la dynamique écologique.

Pour ce projet en l’occurence, nous avons fait le choix de valoriser les images du photographe et certains rappel graphiques par une impression et un traitement en vernis sélectif.

Pour vous qui êtes un peu les metteurs en scène de tout le contenu créé en amont, quel est votre point de vue sur le rôle de la photographie d’entreprise et du reportage métier ?

Eric : Soigner sa communication c’est aussi important que de bien travailler. Moi j’en ai un peu marre de bosser avec des images libres de droit. Les gens ont perdu la culture de la photo, on l’observe même avec des gros clients. Pour moi ça devrait être obligatoire dans chaque brief. Quand on nous demande des créa et qu’il n’y a rien en ressources photos on sait de suite que ça va être un frein. Déjà niveau créativité c’est limitant, sans compter le temps passé à chercher la bonne image pour chaque situation, que bien souvent on a du mal à trouver parce que c’est trop cliché ou stéréotypé. S’ajoute à cela le temps des retouches pour avoir un rendu final qui soit réaliste. Bref, les banques d’images n’aident vraiment pas à faire de la « comm » efficace, beaucoup de sites internet finissent par se ressembler, sur les réseaux sociaux on retrouve les même contenus un peu partout, avec des faux maçons, des entrepreneurs aux dents ultra blanches et j’en passe. Au delà de la communication externe et de l’image de l’entreprise, c’est aussi hyper valorisant pour les salariés d’être pris en photo, d’avoir de vrais portraits professionnels pour mettre en avant sur les supports officiels de la société, c’est presque une démarche RH au final. (voir l’article sur la marque employeur et l’importance de la photographie d’entreprise sur le blog de Reportages-Metiers.fr)

Après je trouve qu’on tend vers une recherche de vérité, les gens commencent à le voir et à détecter les contenus un peu fake, et vont de plus en plus apprécier l’authenticité des contenus originaux.

 

« Soigner sa communication c’est aussi important que de bien travailler. » Eric Fiorletta, Graphiste.

« Je recommande vivement Jérôme pour ses qualités de photographe mais également pour son écoute et son adaptation. Il réalise des photos magnifiques qui mettent en oeuvre les savoir-faire de mes clients, dans le milieu du bâtiment. C'est un vrai bonheur de pouvoir utiliser ses photos et de les décliner sur les différents supports de communication. »

Stéphanie Gérifaud, directrice de l'agence Digibat

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